Petite chronique « Plus beaucoup de temps…

« Plus beaucoup de temps »

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11/03/2025 Bonjour à toutes et à tous,

Plus beaucoup de temps - Crédit photo izart.fr
Plus beaucoup de temps – Crédit photo izart.fr

J’ai regardé les dates et la conclusion a été qu’il ne me restait plus beaucoup de temps à séjourner en France.

Mon visa était arrivé, mon billet d’avion était booké, le compte à rebours allait commencer.

Ma To-Do list avait drastiquement diminué, je décochais les cases les unes après les autres sur mon bloc-notes en ligne.

Mais beaucoup de travail m’attendait encore, pourtant.

Je me suis donc remise au boulot d’arrache-pied pour enfin pouvoir fermer ces cartons qui contenaient ma précieuse correspondance.

Je comptabilisais donc 20 albums de photos de famille triés et regroupés dans seulement 3 cartons à présent, plus 17 albums de correspondances répartis dans 2 cartons.

Tant de messages de félicitations ont défilé, tant de Zorro, de chevaliers coloriés avec application, de mots d’amour, quel brassage d’émotions j’ai pris d’un coup !

Alors j’ai frénétiquement pris des clichés de dessins, de lettres, de cahiers d’écoliers, de brevets de natation, de passages de grades de judo, de viet vo dao, de ski aussi…

Et puis je me suis dit que lorsque je serai revenue en Inde, je prendrai le temps de lire le tout tranquillement et de le savourer.

Combien cela m’a manqué de pouvoir tourner les pages des albums de photos de famille…

Tout comme cela m’a manqué de relire leurs lettres envoyées depuis les centres de vacances me réclamant des timbres, des cartes téléphoniques ou des cartes Pokémon !

Je partageais deux trois photos ou deux trois courriers comme ça vite fait sur notre groupe familial bien sûr, car cela me rappellait tant de choses et à eux aussi peut-être.

Oui, j’ai eu peur d’oublier.

Et si tout cela n’avait pas été écrit noir sur blanc sur le papier ou fixé sur la pellicule, ce serait tout perdu.

J’avais collecté les courriers que j’écrivais à mon père, ceux que j’avais écrit à ma mère aussi, car par chance il avait pratiquement tout conservé.

Bon d’accord, c’était conservé en vrac, tout comme les photos qu’ils avaient également conservées dans des boîtes en fer, en carton, de chaussures… je vous passe les détails du stockage.

Avec leurs réponses à mes courriers que j’avais moi aussi conservées, je pouvais reprendre la conversation.

C’était devenu soudain très bruyant, avec les mots et les maux d’enfants, les séjours à la mer et au ski, puis les soirées avec les copains et les copines, les voyages à l’étranger plus tard.

Chaque souvenir s’animait d’une voix, une mimique, un rire fusait, une anecdote me revenait, la grande fresque de la vie en famille reprenait.

Alors je ne vous cache pas que je suis passée par des hauts et par des bas, des sueurs froides, des coups de colère, de la tristesse, mais aussi beaucoup de joies en relisant ces courriers.

Oui, il y eût de grandes déchirures et aussi de grands chagrins, de grandes peurs et des larmes versées, mais finalement j’ai découvert avec bonheur que j’avais tout oublié.

Il me fallait en fait juste le relire, puis définitivement le ranger, pour me rendre compte que tout cela valait la peine, que tout cela valait tellement la peine !

Never give up, la vie est tellement belle et je lui suis infiniment reconnaissante de m’avoir donné la compagnie de merveilleux enfants pour la traverser.

Bien à vous,

Isabelle

Isabelle alias Mam's
https://izart.fr
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