« On ferme le gourbi »
07/02/2025 Bonjour à toutes et à tous,

On ferme le gourbi, qu’elle a dit à son mari, et en fait de gourbi, comme je passais devant, j’ai compris qu’elle parlait de leur restaurant.
J’ai regardé avec étonnement des touristes japonais qui mangeaient des glaces, avec des moufles, bien emmitouflés dans leurs anoraks, les bonnets enfoncés jusqu’aux yeux.
Un couple, assis en terrasse, dégustait un verre de blanc qui devait être juste à température.
Comme un autre de mes proches nous avait rejoints pour le dernier week-end breton, on a décidé d’aller marcher tous deux sur le port, au soleil.
Incroyable mais vrai, après avoir essuyé une semaine de tempête, voilà que le jour de notre départ il faisait grand soleil…
Nous, on avait plutôt pris l’habitude de marcher à l’ombre dans Pornic.
La veille donc, par temps bien gris, il m’avait dit, viens on va marcher sur la plage.
Pas de problème, moi j’adore marcher en toute saison, en tout lieux, et presque par toute température.
Mais quand même, quand je l’ai vu retirer ses chaussettes et ses chaussures, en même temps qu’il me disait je vais goûter à la mer…
Pas de souci, il est entré sans hésitation dans la mer avec son pantalon et son anorak, lorsque soudain, il s’est fait surprendre par des vagues qu’ils l’ont trempé jusqu’à mi-jambe.
A côté de nous, il y avait juste trois ados qui chahutaient dans le sable et dans l’eau, comme des ados, mais personne d’autre, je vous assure.
Après, il m’a offert un thé chaud en terrasse, parce que quand même on voulait profiter de la vue imprenable sur la mer et sa plage déserte.
Il a attendu que ses pieds tout violet reprennent leur couleur d’origine avant de remettre ses chaussettes et ses baskets, et puis on est reparti tranquillou.
C’est sûr qu’en rentrant à Paris, il pourrait dire qu’il avait goûté à l’océan au mois de Février.
On a fait un dernier bon restau tous ensemble, on a plié les sacs et pris congé du Airbnb très agréable mais uniquement dans les étages, car malheureusement glacial au rez-de-chaussée.
Faut dire que c’était un choix de dernière minute, puisque l’autre réservation avait été annulée quatre jours auparavant, pour cause de chaudière défectueuse, décidément…
Puis on s’est séparé en deux groupes, ceux qui prenaient le train et ceux qui prenaient la voiture.
Avant que ceux du train se divisent à leur tour en sous-groupes, j’ai remarqué qu’il avait des trous à ses chaussettes.
Cela m’a rappelé que j’en avais apporté trois paires à repriser dans mon sac de voyage, mais pour un autre de mes kids.
Mère de famille un jour… mère de famille toujours.
Bien à vous,
Isabelle