« L’anniversaire du jour »
24/03/2025 Bonjour à toutes et à tous,

J’ai été la première à souhaiter l’anniversaire du jour, facile, avec 4:30 d’avance sur la France, décalage horaire oblige.
Faut dire que dans la famille, ce n’est pas très compliqué pour se souvenir des anniversaires des unes et des autres.
La moitié des enfants et des petits-enfants est née en Mars, et l’autre moitié en Septembre !
Il n’y a que moi, finalement, qui déroge à la règle, mais à un mois près, et au printemps quand même aussi.
Le printemps arrive en France, et en Inde ici, c’est l’été qui s’annonce.
J’ai appris que là-bas il fait enfin chaud, et chez nous c’est le début des très fortes chaleurs.
Voilà l’occasion que j’attendais pour enfin laver la couette donnée et qui avait besoin d’un sérieux décrassage, le mot n’est pas trop fort.
Alors voilà, j’ai pensé bien fort à mes grands-mères en foulant, avec mes petites mains dans l’eau savonneuse, la lourde couette remplie de duvet.
Aucune d’entre elles n’avait jamais connu la machine à laver, je me souviens que l’une annonçant tout juste l’arrivée de l’électricité dans son village.
Bon, d’accord j’ai fait une installation en mode gitan, comme souligné par un de mes kids, pour arriver à mes fins.
A vrai dire, j’ai compté sur les qualités légendaires du savon de Marseille pour effectuer le plus gros du boulot de décrassage.
Dehors, dans une grande bassine d’eau savonneuse, j’ai plongé la couette écrasée par un seau lui-même plein, maintenu immergé par des barres de fer, elles-mêmes immobilisées par deux briques…
Le but de la manœuvre était de maintenir le tissu complètement recouvert d’eau, et ce, pendant un jour et une nuit complètes.
Il n’empêche que ma préparation a été très efficace, j’ai pu brosser la couette et ensuite la rincer à grande eau dans ma douche.
L’exposition en plein air et en plein soleil pendant trois jours a eu raison du séchage de plumes.
Il me reste maintenant à me mettre à la couture pour éviter que d’autres plumes se fassent la malle, pour cause d’usure de tissu sur les extrémités, seconde main oblige.
Mais le ravaudage ça me connaît, et une fois de plus je renoue avec la tradition, puisque mes grands-mères ont dû en faire toute leur vie, avec, pour l’une onze enfants et pour l’autre douze…
C’est pas de la seconde main qu’elles ont fait, elles, c’est certainement de la 4e, 5e, 6e, 7e etc…
D’ailleurs, je me rappelle bien que ma mère racontait comment tous les matelas étaient régulièrement défaits pour laver la laine et le crin, avant de les renfermer dans une toile neuve, cousue à la main.
De même, les couvertures usées en satin de coton brillant, jaune ou rouge et surpiquées à la main, étaient régulièrement vidées de leurs plumes.
Ces dernières, une fois lavées, regarnissaient un nouveau tissu et le travail se répétait à l’infini, on n’achetait presque rien et on jetait encore moins, tout était réutilisé dans les campagnes.
On perpétue les traditions, y’a que ça de vrai !
Bien à vous,
Isabelle