« Bref on a pleuré »
10/02/2025 Bonjour à toutes et à tous,

Elle a pleuré, j’ai pleuré, bref on a pleuré toutes les deux en se serrant dans les bras l’une de l’autre.
Vu la tempête de neige, elle n’avait pas voulu accompagner sa fille au spectacle ce soir-là, bref un alibi pour venir nous chercher au train.
Elle a dit je vais siroter un verre devant la télé, bien installée au chaud dans mon canapé.
Et quand elle s’en est extirpée, elle est tombée des nues, bref c’était nous deux plantés devant la porte de sa maison.
Bien sûr qu’elle n’y a pas cru, bien sûr qu’elle était sans voix, bref c’était bien nous.
Elle a calculé qu’on ne s’était pas revu depuis 2017… dieu que le temps passe vite, bref on a pleuré encore.
On avait des plans pour dîner en famille, mais le petit-fils, victime d’une fracture au rugby a passé la nuit à l’hôpital, bref on n’a pas vu le petit-fils.
La tempête de neige a duré toute la nuit, j’ai dormi comme un loir sous un édredon de plumes, bref le matin il y avait 40 cm de neige.
J’avais pas prévu le coup, j’avais pas de bottes de neige, il faisait froid, bref je ne suis pas allée voir les chevaux dans le pré tout blanc.
Le matin on a bu le café et mangé des tartines de beurre salé avec une excellente confiture maison, bref j’ai retrouvé ma copine comme je l’aime.
J’ai admiré toutes ses plantes soignées avec passion, j’ai adoré sa délicieuse maison restaurée avec goût, bref j’ai eu un petit moment de cafard.
On a déjeuné au restaurant avant de se quitter, j’ai dit on goûte au vin, elles ont dit on goûte au vin, bref on a fêté nos retrouvailles.
Pour repartir, elle a dit je vais ouvrir la portière mais y’avait des congères, bref, elle a fini le cul dans la neige.
On s’est embrassé une dernière fois avant de reprendre le train et on s’est dit à bientôt, bref on ne s’était pas revu depuis 2017.
Bien à vous,
Isabelle